mercredi 25 mars 2015

Mathieu Saikaly, de la Nouvelle Star à son premier EP.


Mathieu Saikaly, gagnant de la Nouvelle Star 2014/2015, nous avait marqué avec ses prestations qui ne manquaient jamais d'être aussi personnelle qu'originale. Chaque nouveau prime était l'occasion de nous emmener un peu plus dans son univers. Histoire de nous préparer à son futur album.

On se souvient surtout de la reprise de "J'me tire" de Maître Gimms.

Les télé-crochets ont la réputation de complètement formater et reconstruire l'univers des talents présentés pour pouvoir toucher un public plus grand (mais pas forcément mélomane). J'avais donc une certaine appréhension, parce que Mathieu et son univers me plaisait vraiment.
Et le 9 mars nous y voilà, son premier EP éponyme sort enfin. Alors, verdict ? Commercial ou pas Commercial ?

Mon avis.



Quel bonheur d'entendre cet EP. Retrouver l'univers perché et très musicale de Mathieu, c'est très satisfaisant. 
Sa voix grave est hypnotique, ses aiguës sont maîtrisées et pas du tout casse oreilles. Cette douce voix vous chantera une poésie bilingue. (et... Oh! joie! son accent est bon.)
Musicalement, c'est calme, c'est beau, c'est joyeux et même quand ça pourrait être triste, ça reste un pure plaisir de l'entendre et on finit toujours par avoir le smile.
La participation de Nicolas Rey, que je ne connaissais pas avant, est une idée aussi surprenante que brillante. Ce sosie vocale de Stéphane Bern (je vous jure) nous parle de La Folie, puis Mathieu nous la chante sur des accords de guitares. 
Car Mathieu Saikaly est un god damn guitariste! Un vrai musicien qui fait de la musique, il y a pas mieux. Ci dessous, la reprise de At the Hop de Devendra Banhart par Mathieu Saikaly démontrant sa virtuosité. 

Conclusion.

Non. La Nouvelle Star n'a pas changé l'Univers de Mathieu. Et oui, j'aurais tout fait pour être là dans les studios d'enregistrement rien que pour voir les producteurs s'arracher les cheveux avec lui. A moins que ça ne s'est pas passé comme ça ? Entrons nous dans une nouvelle ère où les artistes sortant d'émissions télé sont écouté ?
Cet EP est un bon avant goût de ce que pourrait donner l'album. Le talent qu'il exprime aussi bien sur ses cordes vocales que sur ses cordes de guitares est rare et ce serait dommage de ne pas pouvoir en écouter plus. Cependant, attention. A trop vouloir rester dans son Univers il ne faudrait pas avoir l'impression d'écouter toujours la même chose. Mais non ne somme pas encore là.

Une certaine originalité et audace se dégage clairement de cet EP et ça fait du bien. Mathieu Saikaly est la pause musicale que tout le monde a besoin. 

lundi 23 mars 2015

Dead Inside, c'est le cas de le dire.

Ce Lundi 23 Mars 2015, Muse sort un nouveau titre. Il s'appelle Dead Inside et a un clip tout noir/argenté.

Mon avis.


En un mot : Meh. (il faut imaginer la narine gauche et le côté gauche de la bouche retroussées, ainsi que les sourcils légèrement froncés)
J'étais très heureusement de voir qu'un nouveau Muse était sorti, vraiment. Mais dès les premières notes, je l'ai pas sentie ce titre. Je suis restée Poker Face jusqu'à la fin.

Pour parler sensations, j'avais l'impression d'être enfermé par la chanson. Comme si elle m'écrasait contre le mur d'une pièce immense. Cette sensation me fait dire que d'une certaine manière, cette chanson n'est pas à la hauteur de Muse
La batterie sonne très vintage. On aurait pu sortir ce rythme d'un morceau que nos parents pouvaient entendre quand ils allaient en boîte. La voix de Matthew Bellamy est sous-utilisée. Et le synthé... ne parlons pas des sujets qui fâchent s'il vous plait.
Enfin ça c'est jusqu'à la deuxième partie. A partir de 2 minutes et 35 secondes, on a enfin ce qu'on attendait : un libération. C'est littéralement (ou musicalement) ce qu'on ressent. La batterie se lâche, on a enfin de la guitare (je suis mauvaise là, il y en a eu un peu avant)  et les effets du synthé deviennent écoutables. C'est comme si la chanson avait arrêté de nous écraser sous ses arrangements bien droits (à la limite du scolaire) et répétitifs, pour nous laisser respirer et profiter enfin de ce nouveau titre.

Cette deuxième partie de la chanson on aurait facilement pu l'entendre dans l'album Black Holes & Revelations. Mais il m'en aurait fallu plus.
Quand on regarde de plus près les paroles, on comprend que l'idée de contrôle de l'autre est très importante et donc justifierait ce contrôle d'eux même, en tant que musicien, comme de nous dans la première partie.


Conclusion.


Dead Inside n'est en soit, pas mauvais. D'une certaine manière ce titre est entraînant et pourrait plaire à beaucoup. Mais à beaucoup de non-Musers. Je pense même que le titre m'aurait plu s'il n'avait pas été de Muse.
Psycho annonçait un retour de Muse en force, tout en guitares et en riff bien gras, mais Dead Inside fait redescendre la mayonnaise comme on dit.
Dans la chanson, la personne à qui Matt chante l'a rendu mort à l'intérieur à force de sur-contrôle, espérons que le futur album, Drones, ne fasse pas la même erreur et ne nous rendent pas tous Dead Inside.


Je vous laisse avec quelques tweets sur #DeadInside :




et mon préféré :


samedi 14 mars 2015

Please Like Me - La série qui ne demande qu'à être aimé.

En se baladant sur les réseaux sociaux on peut trouver des perles, c'est un fait. Que ce soit des posts facebook gênants, des tweets ridicules, des vines à se tordre de rire... Mais le mieux, pour une sérievore comme moi, c'est quand quelqu'un d'autre "parle" d'une série que je ne connais pas. La curiosité m'envahie tout de suite et je ne peux m’empêcher de googler le nom de la série pour plus de détails. Un pitch prometteur ? Un(e) acteur(trice) pas mal ? Un thème qui me tient à cœur ? Et me voilà en train de regarder le premier épisode de cette perle trouvée sur le twitter, excitée comme une puce.
C'est exactement ce qu'il s'est passé quand quelqu'un a retweeté un acteur d'une série de 2013, Please Like Me.

"Jugez la série sur ce qu'elle vaut, pas sur ma sexualité." 

L'affiche colorée pastel m'a tout de suite attirée. De plus les divers commentaires et distinctions honorifiques affichés de meilleure comédie australienne (pour la série, le metteur en scène et le scénariste) sont très encourageants ! J'ai lu le pitch : "Enfin adulte, Josh réalise que ses parents, dont il a toujours suivi les conseils, sont aussi perdus que lui face aux différents aléas de la vie. Le moment est pourtant venu de leur révéler qu'il est homosexuel...", puis le trailer pour me convaincre encore plus (si c'était possible). Et alors je me suis lancée, et j'ai fini la série en une nuit.

Mon avis.

Please Like Me mérite son label de Best Comedy, sérieusement, j'ai rarement autant ris devant une série. Son acteur principal, Josh Thomas, est incroyable. Il a cette capacité de tout tourner au dérisoire, de tout faire paraître drôle.

C'est tout le charme de Josh (le personnage, pas l'acteur), il parait complètement déconnecté de la vie. Personnellement je le trouve à la limite du sociopathe, il dit souvent tout ce qu'il pense sans se soucier de si ça pourrait faire mal ou pas, à la tentative de suicide de sa mère il n'a pas la réaction que l'on peut voir habituellement. Il reste plutôt joyeux et centré sur lui même...



La force de cette série c'est que son personnage principal, Josh, ne prend pas toute la place et que le développement des autres personnages est aussi possible (si vous aimez les répliques cinglantes et les accents asiatiques vous allez adorer Mae).


Le générique est aussi très bon, la musique est très entraînante, les images que vous verrez changerons à chaque épisode... (cf la musique de la vidéo ci dessous)


Ce qui est aussi très agréable c'est que c'est une série qui parle d'homosexualité, mais pas QUE de ça. Elle parle des relations entre ses personnages en général et il s'avère que l'un de ses personnages se découvre gay. C'est tout. Donc les homophobes peuvent se calmer, cette série montre aussi Thomas, Claire, Niamh, Alan, Rose, Mae, etc, qui sont on ne peux plus hétéro.




Le seul point négatif je dirais que c'est un peu trop léger quand il s'agit des sentiments. Mais quand on y pense Josh est incapable de parler des sentiments, donc ça se tient.

Conclusion.

Deux saisons, 16 épisodes de 28 minutes max, 8 heures au total, des personnages attachants (surtout les copains de Josh) (et Mae) (et Peg), un histoire crédible, et des thèmes profonds (son identité, le suicide...) abordé avec un humour australien efficace.
Bon visionnage !

PS : Je vous conseil d'avoir un bon niveau d'anglais pour vraiment comprendre l'humour, de plus les sous titres ne sont pas toujours corrects. 

vendredi 13 mars 2015

Psycho - le titre de Muse qui divise encore une fois les fans.

Le jeudi 12 mars 2015, les Musers (les fans de Muse) l'attendaient avec impatience. Le groupe avait annoncé la sortie de leur premier single, Psycho, extrait de Drones (sortie prévue le 8 juin 2015). C'en était fini de l'impatience et de l'appréhension que le nouvel album suscitait. En effet l'album précédant avait déçu beaucoup de fans, et dégoûté à vie certains, et donc il était normal que la sortie d'un nouvel opus fasse peur.

L'avis. (d'une Muser)

A la première écoute, un seul et unique sentiment m'a envahie : le soulagement. Muse nous avait promis un album plus hard que les deux précédents et le fait est que Psycho est un avant goût très satisfaisant. Dès les premiers accords on comprends que Muse s'est pas foutu de notre gueule et qu'on va pouvoir faire du Head Bang sans problème en écoutant Drones à fond dans notre chambre (les voisins on s'en fout, vive Muse). Musicalement parlant c'est donc un retour aux sources qui fait du bien par où ça passe.
Pendant les 5 minutes 50 secondes du clip (ci dessous), j'ai eu le sourire aux lèvres. Et je ne vous parle même pas de mon état pendant le riff à partir de 4 minutes 34 secondes... Vous voulez savoir ? Bon ok... J'ai carrément arrêté de respirer jusqu'à ce que Matt reprenne la chanson.
Au sujet des paroles... Disons que si vous aviez toujours un doute sur les penchants anti-guerre de Muse, vous ne pouvez plus hésiter maintenant. Il est clairement dit que les hautes autorités transforment les gens en tueurs psychopathe qui ne sont plus maîtres de leurs actes puisque leur cul appartient à cette haute autorité. ("Your ass belongs to me now").
Pour moi, Psycho n'est pas le meilleur titre de Muse, ils ont fait tellement mieux (sous drogue, certes, mais ne le dites à personne), mais il est de bonne augure et annonce un album puissant qui ne nous fera pas regretter d'avoir mis toutes nos économies dans un festival pour ne voir qu'eux.

Les rumeurs de plagiat.

Sur twitter, j'ai vu que des fans avait repéré une similitude avec une outro que Muse faisait après Stockholm Syndrome pendant ses lives de 2004. J'ai donc été écouter par moi même, me faisant un petit kiff par la même occasion (qu'est ce qu'il est bon ce titre), et il faut avouer que oui c'est la même chose (à partir de 6 minutes 5 secondes). Et j'ai envie de dire.... Et alors ? On voulait un retour aux sources, et ils ont repris une de leur outro qui a beaucoup plu. "Ils se sont plagié eux même" que certains disent. Non mais franchement....


Ensuite, on m'a informé que des similitudes avec un titre d'un autre groupe avait été trouvé. Vous allez pouvoir juger par vous même, mais il ne faut pas se voiler la face, c'est vrai que Atlas des Battles à une rythmique batterie/basse très similaire à Psycho, ainsi que certains sons. M'enfin... Personnellement cela ne me choque pas. Si on y réfléchit bien c'est un enchaînement rythmique très basique, très entraînant... le type même de rythmique que Muse (et ses Musers) adore. Et puis si ça se trouve c'est Battles qui a plagié l'outro de Stockholm Syndrome par Muse puisque que le titre est sorti en 2007. Et si ce n'est pas ça, c'est surement que les membres de Muse ont trop joué à Little Big Planet...

Un titre qui divise.

Une fois n'est pas coutume, le nouveau titre de Muse divise. C'était déjà le cas pour Madness (division justifiée) et certainement pour Resistance (l'album avant The 2nd Law). Cette fois ci, je ne comprends pas la division et la déceptions de certains fans. Je vous laisse avec quelque tweets révélant les différentes opinions sur Psycho.


"C'est comme si Supermassive Black Hole avait été violé par Uprising et qu'ils avait eu un bébé handicapé"