mardi 9 février 2016

Etudiant VS Actifs

Tout est dans le nom de la catégorie sociale. Actif. Les travailleurs (salariés, indépendant, etc.) sont des actifs (même les chômeurs sont des actifs) et nous, les étudiants, sommes des inactifs. Des fainéants, des flemmards, des profiteurs, un futur peu prometteur...
Ici je vais parler de notre façon de vivre (parfois même de survivre) et d'exister dans une société qui nous a déjà labellisé comme inutile.

Alors comprenez moi bien, ici je ne fais pas la critique de notre système éducatif. Je crois qu'on est pas les plus mal lotis (bourses, aides au logement, beaucoup de fac, beaucoup de cursus publics...).

Je ne suis pas là pour râler mais pour remettre en place les « Adultes ». Oui, à presque 20 ans je dis encore adultes quand je parles des personnes en dehors du système scolaire. (sauf les plus de 30 ans à la fac). C'est pour vous dire à quel point je suis conditionnée...

En tant qu'étudiante en fac de Sciences humaines j'ai un emploi du temps très peu chargé (à peine 20h de cours par semaine, des vacances d'été précoces et une rentrée plus ou moins tardive) et grâce à ça j'ai eu le droit à des :
« Bh ça va tu te foule pas... » « T'es fatigué ?! Moi je fais du 35h, ça c'est de la fatigue »
Face à ces remarques on fait mine de trouver ça drôle et on sourit, on compati même.. C'est vrai que 35h/semaine c'est pas facile. Et loin de moi l'idée de dénigrer cela.
Je veux juste que le monde entier comprenne qu'un étudiant, pour réussir son année, sa licence, sa vie, doit bosser dure et pas que pendant les cours qu'on lui a donné.

Pour vous expliquer, je parlerai des devoirs que j'ai du rendre pour le premier semestre de ma première année de Licence et ce qu'il est attendu de nous.
En dehors de nos 20 heures de cours (toutes obligatoires sinon sanctions), un étudiant doit pouvoir retaper, réécrire, ses cours d'Amphi (Cours Magistraux) , mais aussi de TD (classe classique), pour espérer réussir ses examens finaux (partiels ou continus). Pour retaper 2 heures de cours, il faut environ 1h30 si on est rapide et qu'on a été attentif aux cours. Ayant 3 CM et 6 TD, mais soyons honnête 1 seul requiert une réécriture, au temps de cours se rajoute 6 heures de retapage de cours. Par semaine. (Sans compter les heures de fichages avant les partiels).
Aussi, et cela dépend de votre licence, votre cursus, il y a les devoirs, les exposé, les dossiers... Le semestre dernier nous devions faire un exposé, rendre un mini-mémoire sur cet exposé, rendre un dossier complet sur une enquête ethnographique, une fiche de lecture et tout ça avant les vacances de Noël. Je vous laisse imaginer les airs paniqués sur nos visages quand on se croisait à la Bibliothèque.
Tous ces devoirs demandaient beaucoup plus d'heures de travail et d'implication que n'importe quel élève (postbac) de la classe aurait jamais pu vivre au lycée.
Début décembre c'était la grosse claque pour moi. Je me suis presque enfermée à la BU pour lire en diagonale tous les bouquins sur mon sujet d'exposé que la BU proposait, dès que j'avais une heure de pause, j'y allait pour écrire et finaliser des parties des dossiers à rendre.

Non, la vie d'étudiante ne se résume pas à quelques heures de cours dans la semaine et aux soirées.
Non les étudiants ne sont pas des fainéants.
Ceux qui veulent réussir leur année, leur licence, leur vie, se battent et travaillent jusqu'à l'épuisement parfois.

Alors oui excusez nous, des fois on fait la fête mais nous on est encore jeune et on a besoin de ça pour décompresser.

Parce que vous, travailleurs des 35heures, vous travaillez dur ? ok. Vous vous levez tôt ? ok. Mais pour la plus part d'entre vous, une fois rentré chez vous, vous pouvez vous permettre de ne plus penser à votre travail (que vous l'aimiez ou pas) jusqu'au lendemain matin.

Nous, on est étudiants. Étudiants à temps plein, 24 heures sur 24. Quand on rentre chez nous (appartement, papa/maman..) on peut pas se dire « c'est bon je suis chez moi, je pense plus à ce dossier que je dois rendre dans une semaine et qui doit être absolument bon sinon je risque mon semestre ».

Je n'ose même pas calculer le nombre d'heures de travail qui se rajoute aux 20 heures de cours.

Et puis là je ne parle que du côté scolaire de l'étudiant. Un étudiant qui n'habite plus chez lui doit être capable de payer un loyer, des factures, etc. On est dans un beau pays alors il y a la bourse du CROUS, qui n'arrive jamais à la même date et parfois en pleins milieu du mois (le CROUS c'est dame nature), mais dans beaucoup de cas la bourse n'est pas assez pour payer tout ça et l'étudiant doit se prendre un job.
Ici, j'aimerai qu'on évite les remarques de vieux « oui mais moi j'ai commencé à travailler à 15 ans.. » blablabla. Papi, Mamie, sauf mon respect vous n'étudiez pas en même temps.

Jongler entre un travail alimentaire et les études c'est quelque chose que vous, chers travailleurs des 35 heurs n'avez pas à faire.

Finalement je crois que je peux facilement dire qu'une vie d'étudiante est très fatigante et qu'on a pas besoins de vos remarques sarcastiques sur nos emplois du temps quand on vient de passer 5 heures à la BU le nez dans 6 bouquins. 

Tout cela expliqué, j'espère que vous comprenez et que vous pouvez montrer, maintenant, un peu plus de respect dans ceux qui composeront le futur de votre pays.

Évidement, tous les cursus ne demandent pas la même somme de travail et chaque étudiant travail à sa façon.

samedi 23 janvier 2016

Doctor Who ? je suis fan ! Mais pourquoi...? mon auto analyse.


Mise au courant.


Doctor Who c'est LA série de science fiction par excellence. Nutella et marshmallow sur cette cinquantenaire qui ne fait que rajeunir. Un seigneur du temps, qui se fait appeler The Doctor, voyage dans le temps et l'espace à bord de son Tardis, vaisseau spacial camouflé en cabine de police des années 50. Plus épique, tu meurs. Et la plupart du temps il voyage avec une ou un (beaucoup plus souvent une, if you know what I mean) compagne(on). Evidemment ce voyageur est terrien, scénaristes humains oblige. Voilà, voilà c'est à peu près le topos.

L'auto analyse.

Alors ok meuf.. C'est cool les voyages dans le temps et l'espace. Mais soyons honnêtes. Parfois les scénario manquent de rigueur et les paradoxes temporels ne sont pas toujours pris au sérieux. Enfin bref, malgré de très nombreux épisodes absolument épiquement géniaux, des fois on a du mal à comprendre et à suivre la série. J'ai souvent pensé à arrêter. Mais alors pourquoi ais-je autant accroché et aimé dès mes premiers épisodes ?
J'ai commencé par la saison 5, saison où le Doctor est incarné par Matt Smith. Pour moi les saisons 5 et 6 sont les meilleures. Oui le scénario autour de Eleven, la faille temporelle, Amy et River était d'une rigueur sans faille. Toutes nos questions ont des réponses. Evidemment le "elle se souvient alors je reviens" c'est un peu facile. M'enfin bref, j'm'en foutais à l'époque j'étais une fangirl de malade. J'aime toujours autant la série, elle représente beaucoup pour moi.

MAIS QUOI ?

Et bien en fait, c'est plutôt évident. Le Doctor emmène en voyage souvent une fille qui s'ennuie, qui veut voir ailleurs - s'en rendant compte ou pas d'ailleurs - et qui saute sur l'occasion sans réfléchir. Et au fur et à mesure des voyages, en dehors de risquer beaucoup (beaucoup trop parfois) leurs vies, le Doctor leur montre des merveilles de l'univers, leur fait rencontrer leurs idoles disparues à cause du temps qui passe, etc. Et cela a pour conséquence de révéler à cette personne devenue son amie qu'elle a une vraie valeur, qu'elle est intelligente et quelque chose à apporter à l'univers.
Le meilleur exemple de cela c'est bien Donna Noble. Elle apparaît à la fin de la saison 2, pour introduire un épisode de Noël génialissime, et revient pour la saison 4 entière. Donna Noble n'a rien de spécial, rien d'important, pas intelligente, dixit le Doctor dans l'épisode de Noël. Elle n'est qu'une intérimaire, dixit elle. Elle a une mère impossible à vivre qui la descend toujours. Elle allait se marier mais, oh surprise, son mec était un connard qui l'avait choisie pour sa "stupidité" dans son plan pour l'impératrice Racnoss. Enfin bref... Donna Noble, malgré sa grande gueule, n'a pas confiance en elle.
Et le Doctor va l'aider pour ça. Elle va voir des beautés de l'univers, des horreurs, et va sauver des mondes. Toutes une civilisation de Oods est sauvée grâce à elle. Au final elle comprend son importante et sa valeur.

Et c'est ça. Voilà pourquoi j'aime cette série.

A l'époque, comme un cliché d'ado, j'étais mal dans ma peau. De plus, et là c'est le point décisif, j'avais pas de raison de rester là où j'étais. Pas d'amitié qui, quand j'y repense, en val le coup, une famille qui ne communique pas avec moi, pas de passion. Je n'aimais que ce qui m’emmenait ailleurs : la musique, les livres, les séries... Et quand j'ai commencé à regarder Doctor Who, j'ai aussi commencé à fantasmer sur ce Doctor qui pourrait venir me chercher après une horrible journée de lycée pour me montrer quelque chose de beau, quelque chose qui change enfin de cette vie morose.
Je rêvais éveillée. Des fois j'entendais le bruit si singulier du TARDIS dans le bruissement du vent.. Aujourd'hui, avec le recul, je vois à quel point j'étais misérable. Et surtout que la seule solution envisageable et probable, pour moi, à cet état c'était bien le Doctor. Vous imaginez ? Pour moi ma vie avait moins de chance de s'améliorer par les gens autour de moi que par le Doctor, personnage fictif.
J'ai toujours eu une imagination très développée. Toujours à m'imaginer une autre vie, avec pleins de personnes inspirantes, intéressantes et qui n'avait rien à voir avec ma vie actuelle. Je me fantasmais en fille compliquée qui part à l'aventure, à vivre au jour le jour, sans me soucier que des seuls gens que je rencontre et qui comptent vraiment dans mon évolution. Je suis une grande folle quand j'y repense. Mais mon imagination et mon envie d'ailleurs n'a jamais été plus fort que dans cette époque là.
Au lieu de m’encroûter dans ma solitude et me risquer à des idées funestes, j'ai préféré m'imaginer une vie tout à fait différente.

Voilà.

Maintenant ça va mieux, j'ai une personnalité plus fixe, des amis sur lesquels je peux compter, une véritable relation avec ma mère et un amoureux qui me donne envie de rester sur terre. (ou d'au moins voir toutes ses merveilles avec lui).

Je rêve encore des fois de voler avec le Doctor. Mais jamais je ne m'enfuis. 

vendredi 1 janvier 2016

L'affaire "C.F"

C.F est une jeune fille, peu importe son âge, qui est parti faire la fête avec des amis surement. Elle trouve un gars, petit ami ou pas peu importe, et elle couche avec dans les toilettes. Elle se fait prendre en photo, et se fait afficher sur twitter. Des individus d'intelligence très basses envoient même la photo à son père. 
Cette fille, qui n'a absolument rien demandé, s'est retrouvé en TT sut twitter. Elle se fait harceler.
Est ce que vous voyez le problème ? Est ce que vous avez lu le problème ?
Que je vous explique... Elle n'était pas la seule dans ces toilettes. Elle n'était pas seule à avoir pris la décision d'y entrer. Non sinon on aurait juste la photo d'une fille au toilette assise sur les lavabos.
Il y avait ce mec avec elle. C'est qui ce mec ? On sait pas son nom. Il s'est pas retrouvé dans les TT lui. Sa photo a pas été envoyée à ses parents à lui. Sa vie sociale est pas foutue en l'air par un petit moment dans les toilettes en soirée du Nouvel An.
Vous voyez le problème maintenant ? Cette fille se fait harceler parce que c'est une fille. 
Chloé est une salope et le mec est un champion c'est ça ?
Qu'on mette les choses au clair ; Une fille peut utiliser son vagin autant qu'un mec peut utiliser sa bite. On fait ce qu'on veut et on vous emmerde. (dans la limite de ne blesser personne d'en être heureux)
Disons le clairement : On baise qui on veut, quand on veut, et pour les raisons qu'on veut. 
Ca fait pas de nous des salopes, des marie couche toi là, des garages à bites et j'en passe. 
Meuf, tu vois un mec, il te plait, tu lui plais, GO FOR IT GIRL!! 
C.F tu as tout mon soutien de féministe et de femme tout court. Tiens toi droite et fais toi respecter. Ils ne devraient même pas te manquer de respect. 
(ce message s'adresse à toutes les femmes et filles du monde, xoxo girl power)

Recommençons tout ça depuis le début, mais cette fois on va tenter d'être plus précis dans les faits..

C.F est une jeune fille, peu importe son âge, qui est parti faire la fête avec des amis surement. Elle et un gars, petit ami ou pas peu importe, couchent ensemble avec dans les toilettes. Il se font prendre en photo, et se font afficher sur twitter. Des individus d'intelligence très basses envoient même la photo au père de la jeune fille.
Ils ont couché ensemble dans des toilettes. C'était vraiment utile tout ce raffut autour de cette photo ? Pour C.F ça l'était vraiment pas. Mais d'une certaine façon cette affaire soulève le problème persistant de l'inégalité homme femme. 

Ps : Je vous laisse chercher la photo si vous en avez envie. Elle n'était en aucun cas nécessaire et cela n'aurait pas servi Chloé.
Ps2 : Cet article a été modifié le 6 janvier 2016 à 16h48 afin je retirer le nom de la jeune fille et de n'y laisser que les initiales. 

Je suis féministe ET heureuse en couple

Mon copain ? Le meilleur ! Aussi attentionné que passionné. Il est l'homme.. Pardon... Il est la personne que j'esperais. Il est comme Mike dans Desperate Housewives.. En parfaite harmonie avec son côté féminin. Il peut tout aussi bien être virile et plein de testostérone, que émotif et affectueux.
Et vous savez quoi ? Je me sens Privilégiée. Exactement. J'ai conscience de la chance que j'ai de l'avoir. J'ai pas à me demander s'il me respectera si je dis ou fais tel ou tel chose. Je sais aussi pertinemment que quand on emménagera ensemble, jamais je deviendrai la femme à tout faire. Mon amoureux a été élevé dans le respect de la femme et je le ressens.
Mais. En quoi avoir un petit ami qui te respecte toi et les autres femmes est un privilège ?
Je ne devrai même pas avoir à écrire cet article. 
Je me sens tellement privilégiée tout simplement parce que la Femme n'est pas encore l'égale de l'Homme dans tous les esprits et que tous les hommes ne sont pas comme mon copain. 
Jamais je ne deviendrai la bonne à tout faire, mais jamais mon copain ne le deviendra.
Je ne serais jamais son utérus sur pattes qui ne sert qu'à procréer. Et jamais je ne le verrai comme une pipette de sperme ne servant qu'à assouvir mon désir de famille. 
Nous sommes d'égal à égal. Il a des choses à m'apprendre, j'ai des chose à lui montrer.
Même si des fois je dois le reprendre sur des réflexions faites sur des femmes portant de courtes jupes, je peux dire qu'on est tous les deux féministes. Et pour un couple hétérosexuel, je crois que c'est une base.
Pas besoins d'avoir connu des déboires amoureux et avoir été déçus par les hommes pour être féministe. 

Je suis féministe et j'aime mon homme.

(J'ai rien contre les autres non plus ahah.)

samedi 5 septembre 2015

Troye Sivan, ou mon dilemme Cornélien.

Troye Sivan... ? C'est qui d'abord ? 

C'est vrai au fond... Tout le monde ne connait pas ce bel-âtre de youtube. Cumulant plus de 3.5 millions d'abonnés sur sa chaîne, il est surtout connu dans le monde anglophone.
Troye Sivan est donc un youtubeur vlogeur / chanteur. Né en Afrique du Sud en 1995, il vit cependant en Australie. Il est beau, il est jeune, il est gay, il parle de sa vie et de ses humeurs sur youtube et ça marche. Mais surtout il chante. D'ailleurs sa vidéo la plus populaire est l'audio officiel de son single Happy Little Pill.

Des bonnes basses, une rythmique entraînante mais pas trop, une voix sans fanfreluche. Bref, Troye Sivan nous livre une musique hypnotique que j'aime comparer à celle de Lorde. Ils sont pas mal en Océanie ;)

Troye Sivan... A écouter ? 


Absolument ! Je le conseil à toute le monde. C'est le genre de musique qui parle à une grande partie de la population aimante de la pop et même autre. Il n'a pas une voix agaçante, ses sons ne sont pas stridents, il ne fait pas d'excentricités musicales déconcertantes non plus. Ça se laisse écouter, et ça fait du bien. Une mauvaise journée ? Un peu de Troye Sivan et vos tensions se sont envolées !

Troye Sivan... A des défauts ? (à part un prénom bizarre quand on sait pas le prononcer ?)


Comme je le disais ; Pas d'excentricités. Il reste fidèle à lui même, utilise toujours les mêmes sons synthétiques et  rythmiques. 
Voilà donc son défaut : Pas de surprises. On pourrait presque s'ennuyer au bout de 20 minutes.
Mais je dois dire qu'on a pas non plus l’impression d'écouter toujours le même titre.

Ah si ! Un défaut. Ma-jeur. Il est un fanboy des One Direction. Je vous laisse imaginer ma tête quand j'ai appris qu'il voulait faire de la musique... "Quoi ?! Un vloggeur veut faire de la musique ?! Et en plus il aime de la mer** ?! NOT GONNA HAPPPEN, NOT GONNA LIKE IT". Mais ma curiosité est passé au dessus de mes a priori et Happy Little Pill, ainsi que l'EP TRXYE ont achevé de me convaincre. Et donc une question se pose... Comment une personne aux goûts musicaux douteux peut produire de la musique de qualité ? C'est un mystère.
De plus ses fans sont majoritairement des fangirls d'une quinzaine d'années, aussi fan des One Direction. On sait évidemment que la qualité de ses sons ne sont pas la raison première de leur admiration mais que c'est plutôt sa plastic de poupée de porcelaine.
Je dois même vous avouer que s'il vient en live dans ma ville, j'hésiterai à aller le voir juste parce que j'ai peur de me faire exploser les tympans par une fangirl en rut. BREF. Ne débattons pas des fans ici.

Troye Sivan... Et ta conclusion ?


C'est déjà la conclusion ? Mais... Je n'ai pas parlé de Wild, son nouvel EP (ou album ? No idea), raison première de cet article ! Ah mais... si en fait ! Puisque sa musique ne change pas. Sérieusement, entre TRXYE (2014) et Wild (2015) je ne vois absolument aucune différence artistique. Alors je n'ai qu'une chose à dire. Ecoutez le, ne vous laissez pas influencer par son statu de Youtubeur, évitez les vidéos d'interview avec public (fan, tympans, tout ça), profitez de cette musique hypnotisante et reposante et surtout dîtes moi à votre tour ce que vous pensez!

Je vous laisse avec une vidéo du titre de Troye Sivan qui sort du lot ; June Haverly. Un titre en presque toute simplicité, sa première chanson jamais écrite. (En plus il l'a écrit après la mort d'Amy Winehouse, alors franchement, il faut l'écouter.)


mercredi 25 mars 2015

Mathieu Saikaly, de la Nouvelle Star à son premier EP.


Mathieu Saikaly, gagnant de la Nouvelle Star 2014/2015, nous avait marqué avec ses prestations qui ne manquaient jamais d'être aussi personnelle qu'originale. Chaque nouveau prime était l'occasion de nous emmener un peu plus dans son univers. Histoire de nous préparer à son futur album.

On se souvient surtout de la reprise de "J'me tire" de Maître Gimms.

Les télé-crochets ont la réputation de complètement formater et reconstruire l'univers des talents présentés pour pouvoir toucher un public plus grand (mais pas forcément mélomane). J'avais donc une certaine appréhension, parce que Mathieu et son univers me plaisait vraiment.
Et le 9 mars nous y voilà, son premier EP éponyme sort enfin. Alors, verdict ? Commercial ou pas Commercial ?

Mon avis.



Quel bonheur d'entendre cet EP. Retrouver l'univers perché et très musicale de Mathieu, c'est très satisfaisant. 
Sa voix grave est hypnotique, ses aiguës sont maîtrisées et pas du tout casse oreilles. Cette douce voix vous chantera une poésie bilingue. (et... Oh! joie! son accent est bon.)
Musicalement, c'est calme, c'est beau, c'est joyeux et même quand ça pourrait être triste, ça reste un pure plaisir de l'entendre et on finit toujours par avoir le smile.
La participation de Nicolas Rey, que je ne connaissais pas avant, est une idée aussi surprenante que brillante. Ce sosie vocale de Stéphane Bern (je vous jure) nous parle de La Folie, puis Mathieu nous la chante sur des accords de guitares. 
Car Mathieu Saikaly est un god damn guitariste! Un vrai musicien qui fait de la musique, il y a pas mieux. Ci dessous, la reprise de At the Hop de Devendra Banhart par Mathieu Saikaly démontrant sa virtuosité. 

Conclusion.

Non. La Nouvelle Star n'a pas changé l'Univers de Mathieu. Et oui, j'aurais tout fait pour être là dans les studios d'enregistrement rien que pour voir les producteurs s'arracher les cheveux avec lui. A moins que ça ne s'est pas passé comme ça ? Entrons nous dans une nouvelle ère où les artistes sortant d'émissions télé sont écouté ?
Cet EP est un bon avant goût de ce que pourrait donner l'album. Le talent qu'il exprime aussi bien sur ses cordes vocales que sur ses cordes de guitares est rare et ce serait dommage de ne pas pouvoir en écouter plus. Cependant, attention. A trop vouloir rester dans son Univers il ne faudrait pas avoir l'impression d'écouter toujours la même chose. Mais non ne somme pas encore là.

Une certaine originalité et audace se dégage clairement de cet EP et ça fait du bien. Mathieu Saikaly est la pause musicale que tout le monde a besoin. 

lundi 23 mars 2015

Dead Inside, c'est le cas de le dire.

Ce Lundi 23 Mars 2015, Muse sort un nouveau titre. Il s'appelle Dead Inside et a un clip tout noir/argenté.

Mon avis.


En un mot : Meh. (il faut imaginer la narine gauche et le côté gauche de la bouche retroussées, ainsi que les sourcils légèrement froncés)
J'étais très heureusement de voir qu'un nouveau Muse était sorti, vraiment. Mais dès les premières notes, je l'ai pas sentie ce titre. Je suis restée Poker Face jusqu'à la fin.

Pour parler sensations, j'avais l'impression d'être enfermé par la chanson. Comme si elle m'écrasait contre le mur d'une pièce immense. Cette sensation me fait dire que d'une certaine manière, cette chanson n'est pas à la hauteur de Muse
La batterie sonne très vintage. On aurait pu sortir ce rythme d'un morceau que nos parents pouvaient entendre quand ils allaient en boîte. La voix de Matthew Bellamy est sous-utilisée. Et le synthé... ne parlons pas des sujets qui fâchent s'il vous plait.
Enfin ça c'est jusqu'à la deuxième partie. A partir de 2 minutes et 35 secondes, on a enfin ce qu'on attendait : un libération. C'est littéralement (ou musicalement) ce qu'on ressent. La batterie se lâche, on a enfin de la guitare (je suis mauvaise là, il y en a eu un peu avant)  et les effets du synthé deviennent écoutables. C'est comme si la chanson avait arrêté de nous écraser sous ses arrangements bien droits (à la limite du scolaire) et répétitifs, pour nous laisser respirer et profiter enfin de ce nouveau titre.

Cette deuxième partie de la chanson on aurait facilement pu l'entendre dans l'album Black Holes & Revelations. Mais il m'en aurait fallu plus.
Quand on regarde de plus près les paroles, on comprend que l'idée de contrôle de l'autre est très importante et donc justifierait ce contrôle d'eux même, en tant que musicien, comme de nous dans la première partie.


Conclusion.


Dead Inside n'est en soit, pas mauvais. D'une certaine manière ce titre est entraînant et pourrait plaire à beaucoup. Mais à beaucoup de non-Musers. Je pense même que le titre m'aurait plu s'il n'avait pas été de Muse.
Psycho annonçait un retour de Muse en force, tout en guitares et en riff bien gras, mais Dead Inside fait redescendre la mayonnaise comme on dit.
Dans la chanson, la personne à qui Matt chante l'a rendu mort à l'intérieur à force de sur-contrôle, espérons que le futur album, Drones, ne fasse pas la même erreur et ne nous rendent pas tous Dead Inside.


Je vous laisse avec quelques tweets sur #DeadInside :




et mon préféré :